Un chez-soi façon Feng Shui

Un chez-soi façon Feng Shui

Après l’effervescence des fêtes de fin d’année, retour au calme en adoptant quelques préceptes Feng Shui, art chinois millénaire, qui aide à créer des intérieurs où il fait bon vivre et enclins au bien-être.

Qui n’a jamais rêvé d’un intérieur comme une bulle de détente et de lâcher-prise dans un monde qui va toujours plus vite ? En adoptant quelques principes à la maison, vous transformerez votre foyer en un lieu zen. Décryptage et tour d’horizon pièce par pièce…

Qu’est-ce que le Feng Shui ?

Art de vivre chinois, le Feng Shui met en avant certaines règles de bons sens en matière d’aménagement, de choix de couleurs et de matières pour un habitat plus harmonieux. Le but étant de se créer un lieu de vie tourné autour du bien-être ! En chinois, ce mot signifie « vent et eau ». Cette pratique ancestrale a été créée à l’origine pour choisir le lieu idéal pour bâtir sa maison en suivant cinq éléments : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau. Aujourd’hui, on applique les principes du Feng Shui à son espace intérieur pour gagner en équilibre et sérénité.

L’importance des couleurs dans le Feng Shui

Les couleurs ont une signification toute particulière dans le Feng Shui car elles font référence à un symbole important dans l’art chinois : le yin et le yang. Les deux facettes opposées doivent se compléter pour trouver l’harmonie et l’équilibre. Le côté yin, créateur et stimulant, se traduit par des teintes pastel et des couleurs froides comme le vert ou le bleu. Le yang, quant à lui, a pour symbolique le dynamisme et l’énergie, comme dans les tons vifs et chauds du rouge, de l’orangé, du rose et du jaune.

Dans les chambres et les salles d’eau, on optera pour des tons doux, plus propices au bien-être et à la détente.

Le bleu et le mauve sont idéals dans les pièces de travail (bureau, bibliothèque,…) car ils invitent à la concentration.

Selon les préceptes du Feng Shui, la couleur jaune a le don d’améliorer la communication. On peut donc l’adopter dans toutes les pièces de la maison, avec une préférence pour la cuisine et le salon !

Associé à la jeunesse, le vert stimule la créativité et le changement. Il sera donc parfait dans une chambre d’enfant ou d’ados pour éveiller leur sens !

Entre passion et pouvoir, le rouge est également la couleur de la vitalité. Salon, bureau, entrée, et même grâce à quelques accessoires comme des coussins, dans la chambre à coucher, cette teinte redynamise toutes les pièces de la maison.

Les règles d’aménagement du Feng Shui

L’un des concepts principaux du Feng Shui est la bonne circulation des énergies. Chaque pièce ayant une vocation différente, elles répondent individuellement à des règles bien spécifiques.

  1. L’entrée

C’est par cette pièce qu’entrent les différents courants d’énergie. Cette pièce doit donc être impeccable, dégagée et si possible lumineuse. Pensez aux bouquets de fleurs et aux miroirs qui augmenteront le potentiel Feng Shui de cet espace.

  1. La cuisine

Considérée comme le cœur de la maison, la cuisine mêle deux éléments incompatibles, le feu et l’eau. Evitez donc de placer votre lave-vaisselle en face du four ou les plaques à côté de l’évier. Autre élément important : ranger tous les couteaux pointus afin de limiter les ondes négatives.

  1. Le salon

Pièce multifonctions, le salon accueille les proches mais permet aussi de se reposer ou de manger. Le confort aura donc de l’importance : choisissez des assises aux lignes plutôt arrondies. N’hésitez pas à l’agrémenter d’un feu de cheminée car il favorise le bien être !

  1. La chambre

Lieu de repos, la chambre doit être simple, épurée et sans objet électronique. Si vous êtes fans de miroirs, prudence : ils ne doivent jamais refléter le lit sous peine d’insomnie ou de maladie…

  1. La salle de bains

En plus des teintes pastel, optez pour des matériaux naturels et un bon éclairage. Vous pouvez multiplier les plantes dans les angles de la pièce afin de favoriser la circulation des bonnes énergies. Bien-être garanti en allumant plusieurs bougies ou en diffusant de l’encens !

Allez hop ! Malgré la fraîcheur hivernale, on ouvre grand sa fenêtre et tout laissant circuler cette brise d’énergie nouvelle, on commence à appliquer quelques-uns de ces principes Feng Shui, tout simples, mais qui peuvent tout changer.

Marilyne Emery

Sources :

Elle.fr

 

Choisir son éclairage intérieur

Choisir son éclairage intérieur

Avoir un bon éclairage chez soi est plus important qu’il n’y paraît. En effet, un manque de lumière peut entrainer des fatigues, pertes de tonus, voire des déprimes. Afin d’éviter cela, hormis la lumière bénéfique du soleil, il convient de choisir les bons éclairages pour son intérieur.

Quels sont les différents types d’éclairage ?

–       L’éclairage direct pour mettre en valeur un objet ou une zone. Les rayons lumineux sont projetés sur une surface définie.
–       L’éclairage indirect pour créer l’ambiance de la pièce. Les lampes sont alors dirigées vers une surface plane telle que le mur ou le plafond pour illuminer toute la pièce.
–       L’éclairage diffusé qui est dispensé par un diffuseur telle qu’une lanterne ou une applique. La lumière est alors tamisée.

Mais comment savoir dans quelle pièce et à quel endroit choisir tel ou tel type d’éclairage et surtout quel luminaire s’y prête le mieux ?
Mise en lumière pièce par pièce…

Le salon
Au cœur de la maison, l’éclairage dans cette pièce chaleureuse et accueillante est aussi important que la déco. Entre trop et pas assez comment s’y retrouver ?
De base la lumière doit être assez forte pour éclairer toute la pièce sans être violente. La meilleure option pour cette pièce est le lampadaire halogène muni d’un variateur qui permettra de rendre facilement l’atmosphère plus intime. Si on lui préfère l’abat-jour on sera attentif à ce qu’il soit assez haut pour éclairer la majeure partie de la pièce.
En plus de la source lumineuse principale on installera une lumière directe, douce mais assez forte pour pouvoir lire, telle qu’une lampe à poser ou un lampadaire près du canapé.
On pourra également utiliser cette lampe pour diminuer le contraste entre l’obscurité de la pièce et la luminosité de l’écran afin de ne pas se fatiguer les yeux en regardant la télévision dans le noir. Si elle a tendance à se refléter dans l’écran on en ajoutera une supplémentaire derrière la télévision dirigée contre le mur ou des appliques fixées au mur derrière le spectateur.
Dernier ajout en option : les spots sur tige à fixer en haut de notre meuble fétiche que l’on souhaite mettre en valeur.
La salle à manger
Suspension ou lustre, la source lumineuse sera placée au-dessus de la table. Si l’on aime les repas aux chandelles, on choisira des modèles qui peuvent être tamisés afin de rendre aussitôt l’ambiance romantique. Pour une ambiance chaleureuse on optera pour de petits lustres parsemés au-dessus de la table. Attention cependant à la hauteur : trop hauts ils éblouiront les personnes assises, trop bas ils ne permettront pas de voir les objets sur la table.

La cuisine
Lieu fonctionnel et convivial, l’éclairage se doit de représenter ces deux facettes. Pour cela on choisira avec soin l’éclairage général de la pièce afin que la lumière soit homogène sans être éblouissante. On opte de ce fait plutôt pour des suspensions ou des plafonniers.
A cette première lumière s’y ajoute un éclairage localisé pour travailler : plan de travail, plaque de cuisson, évier,… l’idéal cette fois est les rails de spots placés sous les meubles hauts ou la rangée de suspensions alignées au-dessus de l’îlot central. Pour ces éclairages directs on choisira une lumière blanche et vive.
Envie d’y ajouter une touche déco et moderne ? On sublime certaines parties avec des spots sur tiges pour le haut des meubles et par des spots intégrés dans les plinthes pour le sol et les éléments bas.

La chambre
Place à la lumière douce et tamisée pour offrir une ambiance reposante. L’éclairage principal sera donc donné par les suspensions et les plafonniers avec ampoules à lumière chaude et de puissance moyenne ou munis d’un variateur. Le côté pratique voudrait que l’on puisse contrôler cette lumière de l’entrée et du lit. On le complète par un éclairage direct pour la lecture : une lampe à poser sur le chevet, à fixer au mur, une liseuse à clipser sur la tête de lit,…
Vous partez tôt et hésitez entre réveiller votre conjoint ou mettre des heures à retrouver vos habits ? Optez pour un éclairage d’armoire ou de penderie (avec des spots placés à l’intérieur des rangements ou un éclairage vitrine placé en haut de l’armoire).

La salle de bains
L’éclairage principal de la pièce devra émettre une lumière diffuse soit sous forme de suspension soit de plafonnier. La lumière sera plutôt jaune et chaude que blanche et froide afin de ne pas trop éblouir au réveil.
On installera ensuite une deuxième lumière, directe cette fois-ci pour le dessus du lavabo. Cette source de lumière est cependant souvent déjà incluse dans les armoires de toilette sous forme de LEDs ou de spots. Petite astuce : les spots devront être bien positionnés au-dessus du miroir ou sur les côtés car s’ils sont trop hauts ils accentuent les cernes et s’ils sont trop bas ils donnent mauvaise mine…
Si votre salle de bains n’a pas de fenêtre son éclairage devra être d’autant plus soigné afin d’obtenir un rendu le plus proche possible de celui de la lumière du jour. Dans cette optique la lumière froide des LEDs est plus appropriée que celle des halogènes. On n’oubliera également pas de penser au côté détente de cette pièce afin de choisir la lumière en conséquence.

Le bureau
Pour cette pièce l’idéal est l’éclairage à faisceau ascendant qui permettra d’éclairer sans éblouir, sans reflet sur les écrans d’ordinateur et sans ombre gênante lorsque vous vous pencherez en avant.
Pour lire, écrire,… on ajoutera un éclairage dirigé sur le point d’attention tel qu’une lampe de bureau pour ne pas fatiguer les yeux.

Les couloirs et les escaliers

Afin de souligner le relief des marches on évitera les lumières directes et aveuglantes et on privilégiera les luminaires à diffuseur.
Dans le couloir ce seront souvent des appliques ou un éclairage à faisceau descendant qui seront privilégiés. Ils ont également l’avantage d’agrandir visuellement l’espace.
Pour une touche originale on pourra se tourner vers des éclairages posés au bas des murs le long du couloir ou à côté des marches de l’escalier.

Delphine Bec

Sources :
http://www.elle.fr

Quel revêtement choisir pour son sol ?

Quel revêtement choisir pour son sol ?

Pour choisir de quoi sera revêtu le sol de sa maison, il convient de réfléchir à l’esthétisme souhaité, à l’utilisation de chaque pièce et à son budget.

Parmi les différents matériaux on retrouve :

Le bois
Le parquet en bois est chaleureux et naturel. C’est aussi l’un des matériaux les plus chers.
Le bois nécessite toujours de l’entretien (environ tous les 3 ans il faudra le revernir ou l’huiler à nouveau).

On pourra choisir entre un parquet massif (composé d’une seule essence de bois) ou un parquet contrecollé (parement massif et partie inférieure dans une essence moins noble, souvent du bouleau). Le parquet massif est cependant déconseillé sur les sols chauffants. En effet, le bois va un peu bouger au fil du temps, principalement s’il est chauffé (risque de dilatation et de changement de couleur) tandis que les différentes épaisseurs du parquet contrecollé le protégeront de ces changements.

Actuellement, le parquet est très souvent choisi en mono-lame extra large (jusqu’à 22cm) ou en aspect brut vieilli.

Le stratifié
Très résistant et offrant un grand choix de finitions, ce revêtement est également l’un des moins onéreux.

Fabriqué à base de poudre de bois compressée à très haute densité, il est ensuite recouvert d’un décor imitant parfaitement le bois, la pierre ou le béton. L’illusion est très réussie que ce soit visuellement, au toucher, ou dans la structure.

Le parquet stratifié attire beaucoup de monde notamment par son coût bien plus abordable que ceux des parquets en bois. Mais avant de se laisser tenter, il convient de prendre en compte ses inconvénients :

  • il ne donne pas la sensation de chaleur naturelle qu’offre le bois ;
  • il est moins robuste qu’un parquet en bois massif ;
  • il ne peut être rénové (un parquet en bois peut être poncé en cas de dégradation ou de salissure importante. Le stratifié devra être complètement changé) ;
  • son isolation phonique n’est pas bonne en raison de sa finesse. Ce point peut cependant être résolu en l’isolant avec une sous-couche ;
  • il réagit mal à l’humidité, l’eau pouvant s’infiltrer entre les lames et le faire gondoler.

Le carrelage
Résistant et facile d’entretien, il est adapté à toutes les pièces de la maison. Comme le stratifié, il s’est également beaucoup amélioré côté déco et offre désormais un grand choix de design, également en imitation pierre, bois ou même marbre de manière très réaliste.

Actuellement le carrelage est principalement choisi avec de grands carreaux 60×60 cm voire 90×90 cm. On commence même à le voir en 20×120 cm avec aspect bois pour imiter le parquet.

La moquette
Boudée ces dernières années, la moquette se réinvente avec de nombreuses évolutions techniques qui lui permettent désormais de revenir au goût du jour. Qu’elle soit à base de produits naturels ou synthétiques, elle reste toujours un excellent isolant phonique et thermique qui de plus est très agréable dans un dressing ou une chambre.

Le vinyle
Économique, il imite parfaitement le bois, le marbre, la pierre,… Sa fabrication 100% en PVC lui permet de résister à l’eau et d’être très facile d’entretien. Les sols en vinyle sont donc souvent choisis pour des pièces comme la cuisine ou les salles de bain.

Leur faible épaisseur en fait également le matériau idéal pour les rénovations. Aussi disponibles en rouleaux, les lames ou les dalles à clipser sont généralement de meilleure qualité.

Le linoléum
Souvent confondu avec le vinyle de par leur souplesse identique, le linoléum n’est lui composé que de matières naturelles (huile de lin, craie, résine avec pigments naturels, support en jute, liège,…). Ce matériau est très résistant dans le temps. On le trouve sous forme de dalles, de lames ou en rouleau. Il est reconnaissable à son effet légèrement marbré.

 

Après cet aperçu des différents matériaux disponibles, comment choisir le bon sol pour la bonne pièce ?

La salle de bain
Pièce humide par défaut, on optera pour un sol très résistant à l’eau. L’indémodable pour cette pièce est bien entendu le carrelage. On le choisira antidérapant comme par exemple un modèle à la surface structurée car comme beaucoup l’ont sans doute déjà expérimenté, carrelage + eau = glissade !

Plus rare, on peut se tourner vers un parquet en bois pour cette pièce. On choisira cependant des essences exotiques telles que le teck qui sont naturellement imputrescibles.
Les sols en vinyle et en lino sont également bien adaptés à cette pièce en raison de leur bonne résistance à l’humidité. On privilégiera cependant les modèles en rouleau pour éviter tout risque d’infiltration.

La cuisine
Pièce humide, elle est également le lieu dans la maison où le sol risque le plus d’être abimé par des objets qui tombent. Il faudra donc choisir un matériau résistant et étanche pour parer à toutes ces éventualités, sans oublier l’aspect esthétique pour ce lieu de vie qu’est la cuisine.

Là aussi, l’habitude est au carrelage. Avec ses nouvelles offres on pourra cependant rendre sa cuisine originale en choisissant des motifs, de la couleur, ou même une imitation bois pour plus de chaleur.
Le vinyle est étanche et peut être facilement et régulièrement nettoyé. Il convient donc très bien aux cuisines si l’on souhaite changer du carrelage. On le choisira cependant avec une bonne épaisseur et une couche de protection pour limiter les chocs.

La pièce à vivre
Lieu de passage et de confort, son sol devra être à la fois résistant et agréable.

De par son côté chaleureux, le parquet est souvent LE matériau de la pièce à vivre. Si l’on veut qu’il résiste dans le temps et pouvoir le rénover on le choisira en bois massif plutôt qu’en contrecollé.
Pour un budget moins élevé sans renoncer à la chaleur du bois, on opte pour un parquet stratifié. Si on le prend avec une bonne épaisseur il saura être résistant.

Le carrelage a l’avantage d’être résistant et hygiénique pour cette pièce à vivre. Selon sa finition choisie et couplé à un chauffage au sol il peut également être très accueillant.
Enfin, dans cette pièce aussi on peut se tourner vers le vinyle, l’option économique et néanmoins confortable selon le modèle choisi. On fera cependant attention à choisir une gamme plus épaisse afin d’assurer confort et solidité.

Delphine Bec

Sources :
www.cotemaison.fr

L’escalier

L’escalier

Le but premier d’un escalier est bien évidemment le passage d’un étage à l’autre. Mais au-delà de cette fonctionnalité, c’est lui qui organise l’espace d’une maison. Il est donc important de le choisir en réfléchissant à l’aménagement de son futur domicile.

Pour y arriver plus facilement, on commencera par prendre en compte la place à disposition et la surface au sol que l’on souhaite sacrifier à l’escalier.
Attention cependant à ne pas penser uniquement à la place « perdue » et de ce fait à vouloir l’escalier le moins volumineux possible ; un escalier moins large, moins profond ou aux marches plus hautes signifie également un escalier moins confortable.

Suite à ces aspects techniques, il faudra trouver le bon compromis entre son budget et ses envies en termes de décoration intérieure.

Quelles sont les formes que peut avoir un escalier ?

L’escalier droit
Simple, il est la suite directe de son ancêtre l’échelle ce qui en fait le modèle le moins onéreux. Il prend cependant beaucoup d’espace et il faut un grand recul pour l’implanter afin que ses marches soient assez larges et profondes pour ne pas le rendre trop raide.

Avec cette forme il faudra choisir entre un allégement de la structure par un escalier ajouré ou un escalier avec contremarches pour une optimisation de l’espace en utilisant le dessous comme rangement.

L’escalier tournant
Parfait dans l’angle d’une pièce, cet escalier utilise mieux la place à disposition que l’escalier droit tout en restant autant confortable que ce dernier.
Cette forme offre le choix entre un ou deux angles droits, ou un palier entre deux parties parallèles. Pour les escaliers tournants à un ou deux angles droits il y aura encore le choix dans la disposition des marches :

  • rayonnantes, elles sont parallèles dans les parties droites et rayonnent dans les parties tournantes ce qui les rend étroites dans un bord.
  • balancées, elles tournent également dans les parties droites ce qui permet d’élargir leur bord dans l’angle.

L’escalier hélicoïdal (en colimaçon)
De forme circulaire, cet escalier est celui qui prend le moins de place et l’une des solutions pouvant être la plus esthétique et s’adapter au mieux à un design contemporain.
Comme il ne nécessite pas l’appui d’un mur, il peut être implanté à tout endroit. Ses marches seront en effet toutes fixées sur le mât central.
En raison de cette forme il est rarement disponible dans les modèles standard ce qui peut lui conférer un prix plus élevé.

Avant d’opter pour cet escalier il faudra prendre en compte le double aspect de sa taille réduite : un atout pour l’espace de la pièce mais un inconvénient dès qu’il s’agit de transporter des choses plus encombrantes à l’étage.

 

Les deux premières formes d’escaliers peuvent être posées de différentes manières :

  • l’escalier est adossé contre un mur, ses marches sont fixées dans ce mur qu’elles longent et de l’autre côté sont soit :
    • encastrées dans un limon, ce montant qui suit l’escalier et dans lequel peut également être fixée la main courante.
    • uniquement reliées à la main courante, on nommera alors cet escalier « suspendu ».
  • à crémaillère, les marches sont posées sur une poutre découpée.
  • à double limon, les deux côtés sont tenus par le limon.
  • à limon central, le limon sera cette fois sous forme de poutre placée sous l’escalier au centre.

 

Les matériaux disponibles
Après le premier choix concernant la forme de l’escalier, place à la sélection du matériau, également très influant dans l’esthétisme tout comme dans le budget.

Le bois permet d’adapter votre escalier à tout type d’intérieur grâce aux nombreuses variétés. Selon l’essence choisie c’est également le matériau le moins coûteux. Il réclamera cependant un certain entretien et, pour les plus sensibles, a le désavantage de craquer avec le temps. Il conviendra de choisir le bois qui soit un bon compromis entre son coût et sa résistance selon si l’escalier sera très utilisé ou non.

L’acier est actuellement un matériau très courant dans les escaliers car il sait s’adapter à tous les styles grâce à ses nombreuses finitions et couleurs à choix. Il peut également être combiné avec des marches en bois ou en verre. Sa solidité permet de créer des structures fines. Ce type d’escalier sera très résistant, demandera peu d’entretien et a un coût raisonnable. Il est cependant l’un des plus bruyants.

Le béton est la solution la plus solide et durable et également la moins bruyante. Très facile d’entretien il offre un grand choix de finitions pour l’habillage des marches : bois, carrelage, imitation pierre, béton ciré,… Il est également modulable à souhait pour s’adapter à vos besoin en terme de forme.

Pour un escalier original, optez pour le verre !  Autrefois utilisé pour les balustrades, le verre est désormais utilisé également dans la structure afin d’offrir une réelle lumière à l’intérieur. Ses inconvénients sont cependant importants donc à bien penser avant de le sélectionner : la moindre trace étant visible il demande un entretien particulier, sa transparence peut être dangereuse pour les enfants ou les personnes malvoyantes tout comme sa surface glissante et enfin, son prix est bien plus élevé que celui des autres matériaux.

 

Après ces choix, reste encore un dernier point à prendre en compte : les finitions.

Le revêtement
Cette touche décorative devra être choisie en harmonie avec l’intérieur mais sans en oublier son aspect pratique. En voici quelques exemples :

Commençons par le plus élégant : le bois. Adaptable à toutes les formes de marches, ses différentes essences permettent également de l’associer à tous les styles d’intérieurs. Pour s’approcher de son apparence tout en bénéficiant de coûts moins élevés, on peut opter pour le laminé.

Souvent sélectionné, le carrelage est facile d’entretien et permet un vaste choix entre les différents décors et couleurs possibles de carreaux. Attention cependant à en choisir un antidérapant ou un texturé pour le rendre moins glissant.

Pour des escaliers purement fonctionnels (par exemple ceux qui vont au sous-sol), on pourra simplement opter pour de la peinture voire les laisser en béton brut.

La rampe d’escalier
Plus qu’une simple barrière de sécurité, la rampe est également un élément esthétique de l’escalier. Généralement vendue avec l’escalier, il faudra la commander sur-mesure pour certaines formes particulières (par exemple dans le cas des escaliers hélicoïdaux). On peut également décider de la choisir à part afin de la personnaliser. Selon le style souhaité et le matériau de l’escalier elle sera en bois, en métal, en verre ou en béton. Son matériau et ses finitions pourront lui conférer un coût élevé. Il convient donc d’également la compter dans le budget escalier.

Quant à sa pose, là encore il y a plusieurs possibilités : placée du côté opposé au mur ou des deux côtés de l’escalier suivant son emplacement, elle sera vide, avec des barreaux ou avec des panneaux (en verre). On peut également décider d’en ajouter une contre le mur afin de rendre la montée plus facile.

 

Delphine Bec

Sources :
www.m-habitat.fr/escaliers/
https://escalier.ooreka.fr

La salle de bain ou comment prolonger ses vacances

La salle de bain ou comment prolonger ses vacances

La rentrée est arrivée trop vite ? Vous n’avez pas (assez) pu profiter de la mer ou de la piscine ?
Pas de panique, avec ces quelques conseils votre salle de bain vous offrira une oasis de détente qui saura vous réconforter !

Son emplacement
On veillera à ce qu’au moins une des salles de bain soit à proximité des chambres. Pour une famille de 4 personnes ou plus, il est confortable de prévoir une salle de douche supplémentaire qui pourra soit faire partie de la suite parentale soit être placée de manière centrale si elle est commune.

Aménager…

…une salle de bain rectangulaire
Si elle est assez large vous pouvez installer les éléments face à face : WC – lavabo, meubles de rangement, douche – baignoire par exemple. Si elle est plus étroite, on dispose tous les éléments importants le long d’un seul mur. 

… une petite salle de bain
Premièrement, on oublie la baignoire et pour lui donner une sensation d’espace on opte plutôt pour une douche à l’italienne.
On évitera également d’encombrer chaque place libre par des meubles. A la place on choisira des rangements fonctionnels et essentiels, accrochés aux murs idéalement.

Une astuce toute simple : changer la porte. En inversant le sens d’ouverture de la porte pour qu’il soit vers l’extérieur de la pièce ou en la remplaçant carrément par une porte coulissante, cela vous permet de ne pas perdre de place et de ne pas avoir à y penser lors de l’aménagement.

Autre conseil pour donner à cette pièce exigüe une impression d’ouverture : mettre en avant la fenêtre voire en créer une. Une fenêtre permet en effet de regarder plus loin que les murs et offre donc un sentiment d’espace. Si ce n’est pas possible de la faire contre l’extérieur, on ose et on en ajoute une donnant sur une autre pièce, la chambre par exemple.
En plus de cette ouverture, on privilégiera la lumière qui donne une impression de grandeur, comme par exemple des spots encastrés ou une lumière générale et uniforme.

Plus que dans toute salle de bain, les petites pièces sont très sujettes à l’humidité. Il sera donc important de vérifier que la ventilation est assez puissante.

…une grande salle de bain
Vous pensiez que les petites salles de bain sont les plus difficiles à aménager ? Il semblerait qu’au contraire ce soient les grandes !
Voici donc quelques conseils :

  • Dans les grandes pièces l’espace central est souvent délaissé car tous les meubles sont le long des murs. Dommage de ne pas profiter de toute la superficie ! On occupe donc cet espace en y installant une baignoire-ilot ou en y ajoutant un banc ou un tabouret.
  • On définit un espace pour les enfants ou un coin beauté. Suivant la taille de la pièce, une coiffeuse pour le maquillage peut même y être ajoutée.
  • On profite de cette grande pièce jusqu’au bout et on y installe une grande douche ou un lavabo double.

… une salle de bain enfants
En premier lieu on sécurise ! Les sols glissants des salles de bain peuvent en effet vite être sources d’accidents. Pour y remédier on opte pour un sol plus rugueux ou on y ajoute des tapis de bains non-dérapant.
Les meubles de lavabo suspendus sont à éviter, on leur préférera des meubles sur pieds nettement plus stables.

Quant à la décoration, on pourra égayer la pièce par des motifs ou des couleurs vives sur les murs ou sur les meubles. Attention toutefois à ce que l’ensemble reste accordé avec le reste de la maison.

Quels meubles choisir ?
Les meubles colonnes sont à privilégier tout comme les meubles surélevés pour le gain de place. Les étagères d’angle ou droite avec de petits paniers de rangement conviennent aussi très bien. Dans cette pièce où souvent l’espace n’est pas en trop, on pensera également au 2 en 1 : chaises à dossier porte-serviette, tabourets à rangement,…

Êtes-vous douche ou bain ?
Bien que la question soit surtout personnelle et qu’elle dépende de vos habitudes et de vos préférences, voici tout de même quelques points à prendre en compte avant de choisir l’un ou l’autre de manière définitive :

  • La douche ordinaire (soit celle qui n’est ni agrandie ni à l’italienne) promet un gain d’espace. Cependant, si l’envie de vous glisser dans un bain chaud vous prend un jour, elle ne pourra jamais vous faire ce plaisir.
  • La baignoire quant à elle permet de choisir chaque jour entre un bain et une douche même si les douches y sont moins pratiques que dans une cabine (notamment risques d’éclaboussure et de glissade plus élevés).

Si vous avez une grande salle de bain, optez pour la baignoire même pour une utilisation rare en tant que telle, elle remplira de manière harmonieuse l’espace. Par contre, si vous savez que vous ne prendrez jamais de bain, inutile de gaspiller cet espace et de l’argent. Faites-vous plutôt plaisir en choisissant une belle et grande douche !

Pour la salle de bain familiale, une baignoire est conseillée lorsque les enfants ont moins de 12 ans. Plus grands, une douche peut suffire.

L’éclairage
Deux sources de lumière sont nécessaires dans une salle de bain : une autour du miroir et une principale.
La lumière autour du miroir doit être puissante mais ne pas éblouir.
L’éclairage principal quant à lui sera sous forme de plafonnier ou de spots encastrés. L’idéal étant la deuxième option avec possibilité de les régler en intensité afin de pouvoir parfois se créer une ambiance cosy.

Faire de sa salle de bain un véritable espace détente
Qui peut se détendre au milieu de produits en tout genre ? Oui, la première étape n’est pas la plus drôle mais néanmoins la moins couteuse ! On s’arme donc de courage et on trie chaque recoin de cette pièce pour ne garder que l’utile. Suite à quoi on en profite pour le ranger de façon réfléchie : un joli panier pour le linge sale, un rangement déco pour chaque type de produit…

On trie également ses serviettes et ses peignoirs et on troc les plus anciens contre de nouveaux tout moelleux et bien épais aux couleurs douces.

L’indispensable à une salle de bain cocooning est bien évidemment la baignoire. Si l’idée de changer la vôtre fait peur à votre portefeuille, optez pour le compromis qu’offre le tapis de bain bouillonnant à placer au fond de la baignoire. Des bulles, et votre ancienne baignoire a soudain comme un goût de jacuzzi !
Vous n’avez qu’une douche ? Tout n’est pas perdu ! En changeant votre pommeau pour un jet hydromassant ou en optant pour une colonne de douche aux multiples fonctionnalités vous pourrez vous aussi profiter de la détente qu’offre l’eau.

Revoir son éclairage : si la salle de bain est utilisée par toute la famille, on conserve l’éclairage tel quel et on prévoit des bougies pour une luminosité plus chaleureuse durant les instants de relaxation. Si au contraire la salle de bain sera souvent un lieu de détente, on adapte l’éclairage de base pour le tamiser (il suffit parfois de changer les ampoules !).

Les couleurs donnent le ton ! Pour que le cadre soit des plus propices à la relaxation, on choisit des teintes douces, neutres et apaisantes pour les meubles et le carrelage. Ainsi les couleurs claires seront privilégiées : blanc, gris, beige, taupe, chocolat, bleu ou vert très pâle.

Quand on pense au Spa ce sont également des senteurs qui nous viennent. Pour recréer cette atmosphère dans votre salle de bain, on installe des bougies, diffuseurs de parfum ou d’huiles essentielles. Les fragrances quant à elles dépendront de votre humeur et de vos besoins : le santal ou la lavande pour se détendre, le jasmin pour une cure de bonheur ou encore la menthe ou la citronnelle pour retrouver l’énergie.

Enfin, pour une salle de bain des plus chaleureuses, on y ajoute un peu de nature avec quelques plantes vertes ou des fleurs qui apporteront une touche bienvenue de fraicheur. On opte aussi pour quelques meubles aux allures plus naturelles tels qu’une étagère en teck ou des stores en bambou.

Saviez-vous que l’on passe en moyenne 2 heures par jour dans cette pièce ? Autant donc la rendre aussi accueillante que possible !
On retrouve d’ailleurs cette envie en comparant les anciennes salles de bain qui étaient alors uniquement fonctionnelles avec de petits meubles et les salles de bain actuelles considérées comme des pièces essentielles avec des meubles confortables et agrandis.

Delphine Bec

Sources :
www.cotemaison.fr
www.marieclaire.fr
www.victoria50.fr/maison-et-jardin
www.espace-aubade.fr/blog/salle-de-bains

Tour du monde de l’architecture traditionnelle

Tour du monde de l’architecture traditionnelle

La plupart des pays possèdent leur propre architecture traditionnelle. Dans bon nombre d’entre eux, elle est liée au vernaculaire.

L’architecture vernaculaire prend en compte la géographie et les matériaux locaux pour construire. Dans nos sociétés modernes, elle a souvent laissé place à l’esthétisme même si suite aux questionnements écologiques cette façon de concevoir l’architecture revient discrètement à l’ordre du jour.

Le Botswana
Les maisons traditionnelles sont petites et rondes et fabriquées à base de boue ou de fumier, de poteaux en bois et d’un toit en chaume. Généralement, plusieurs groupes familiaux liés vivent dans la même maison entourée d’une clôture abritant également les latrines, parfois une dépendance et un petit jardin.

Le Kenya
Ce sont les femmes du peuple Massaï qui construisent les Manyattas avec du bois sec, de la paille et de la boue. Ces maisons sont construites en respectant l’environnement selon leur culture : aucun arbre n’est abattu, aucune plante n’est détruite.

Madagascar
Les maisons traditionnelles malgaches sont faites de briques moulées à partir de pâte d’argile mélangée à du sable et cuites au four ou séchées au soleil. Elles sont ensuite assemblées avec un mortier de terre puis enduites d’une terre de roche rouge ou brune ce qui leur donne cette couleur caractéristique orangée. Les toits sont en paille ou en tuile, les planchers, les portes, les fenêtres et les charpentes en bois.

Les maisons de terre crue quant à elles sont construites en étendant une boue malaxée par couches successives entrecoupées de périodes de séchage. Après séchage complet, les planchers sont posés et la charpente assemblée.

Le Zimbabwe
Faites de briques de boue et d’acacia, les maisons sont rondes avec un toit de chaume. Même si actuellement de plus en plus de maisons sont carrées ou rectangulaires, la forme arrondie perdure pour la cuisine afin de maintenir la tradition qui veut qu’elle dispose d’un banc tournant le long du mur droit où les hommes pourront prendre place pour manger.

Les États-Unis
Les maisons traditionnelles des États-Unis ont évolué au fil des ans. Petite visite dans le temps :

  • la maison coloniale, entre 1880 et 1955. Ce retour en arrière aux premiers styles d’architecture est dû aux célébrations du centenaire de l’Amérique en 1876 et à la nostalgie qui s’ensuivit. C’est l’un des styles les plus durables du pays.
  • la maison néoclassique, entre 1895 et 1950. Cette architecture gréco-romaine vient de l’intérêt marqué pour ce style suite à l’exposition universelle de 1893 sur le thème classique.
  • la maison néocoloniale espagnole, entre 1915 et 1940. Avec ses détails empruntés à l’architecture espagnole et italienne, elle deviendra très populaire et remplira les banlieues après la Première guerre mondiale.
  • la maison française, entre 1915 et 1945. Elle est rapportée par les soldats américains servant en France où ils avaient vu ces caractéristiques dans les maisons de campagne.
  • la maison moderniste, entre 1920 et 1940. Elle est basée sur les formes des bâtiments commerciaux de l’époque.
  • la maison de style international, dès 1925. Elle doit son nom à une exposition de 1932 au Musée d’Art moderne où les architectes pionniers y exposèrent leur travail.
  • la maison ranch, entre 1930 et 1960. Elle a été inspirée par les maisons coloniales espagnoles.

La Chine
Le style commun de logements était le Siheyuan datant d’environ 1’000 ans avant J-C. Il est reconnaissable par sa cour carrée fermée entourée de maisons sur 3 ou 4 côtés.
Cette enceinte fermée permettait de séparer l’espace familial de l’espace public. Il était composé par une porte principale suivie d’une cour extérieure puis d’une porte secondaire ouvrant sur la cour principale entourée des chambres. Les chambres des filles étaient positionnées à l’arrière afin qu’elles ne puissent pas sortir sans l’autorisation des parents.
Des sculptures en briques ou en bois étaient disposées dans les lieux importants tels que les parois latérales des portes. Le gris était la couleur dominante pour les briques, les murs, les toits et les décorations. Seules les portes et les fenêtres étaient revêtues de couleur rouge et verte.

La Cité Interdite est un parfait exemple du Siheyuan et en est le plus grand.

Ce type de maison ne convenant plus à la vie moderne, il disparait chaque jour au profit des immeubles.

Le Vietnam
Il y a 4’000 ans, les vietnamiens construisaient des maisons sur pilotis adaptées aux plaines inondables et aux pentes raides. Ce style parfait pour leur environnement est encore très populaire et les maisons actuelles sont construites selon cette base.
Elles sont généralement faites à partir de bois, de bambou, de canne ou de rotin. La place sous la maison est utilisée pour le stockage.

La Mongolie
Leur yourte est parfaitement adaptée au terrain et à leur style de vie. Les Mongols n’aiment cependant pas cette appellation d’origine russe et l’appellent donc Ger.
Cette tente ronde créée par un cadre en bois fait de 88 poteaux vient couverte de feutre étanche avec un trou pour la fumée au centre. Seules deux colonnes centrales servent de soutènement à toute la structure. Le sol est soit couvert d’un plancher en bois ou simplement de feutre.
La porte est toujours côté sud pour apporter de la lumière à cette maison sans fenêtre.

Les anciens Gers devaient être mis tels quels sur roues afin que les yaks puissent les tirer d’un endroit à l’autre. Les nomades actuels en construisent des pliables qui peuvent être emballés sur le dos de leur bétail.

Même si des maisons modernes sont construites en Mongolie, nombre de personnes vivant dans les campagnes leur préfèrent ces habitations traditionnelles.

La Syrie
Pour faire face à la chaleur, les maisons ruches sont construites depuis 3’700 ans avant J-C. Ces structures sont écologiques de par la provenance locale des matériaux : boue, terre, paille et pierre, et de par l’isolation naturelle offerte par ces murs épais. En effet, l’intérieur reste généralement aux alentours de 23-30° tandis que le désert alentour peut monter aux environs de 60°.
Au sommet des habitations il y a un trou qui apporte la lumière à l’intérieur et aspire l’air chaud vers le haut. Grâce à leur forme conique, l’intérieur est quand-même maintenu au sec lors des pluies.

Ces maisons sont encore utilisées aujourd’hui dans le désert et les milieux agricoles. On en trouve aussi dans les villes mais plutôt pour le stockage.

La Suisse
Le mot chalet date de 1328. Il est apparu dans le canton de Vaud pour désigner de simples cabanes en rondin construites pour les agriculteurs à l’alpage.
Aujourd’hui on l’utilise pour désigner la maison traditionnelle suisse que l’on retrouve dans les régions forestières ou les Alpes. Cette maison en bois (typiquement du pin rouge) a un toit en bardeaux ou en tuiles supporté par de solides supports servant aussi de décoration ou par des poutres en saillie. Les pignons sont souvent sculptés.

L’Irlande
La maison traditionnelle est le cottage. Ses murs étaient faits d’argile ou de pierre et le chaume du toit était de paille, roseaux ou bruyère selon les régions. Avec ses matériaux locaux, le cottage se fondait parfaitement dans le paysage.

Le chaume devant être renouvelé après un certain temps, on plaçait le nouveau sur l’ancien ce qui explique que certains toits soient très épais.

La Hollande
Aviez-vous remarqué que les maisons typiques d’Amsterdam sont penchées ?

Elles sont inclinées vers la rue.

  • Amsterdam étant un port, les greniers des maisons servaient à stocker les marchandises. Hissées grâce au crochet de la poutre à l’étage, si la maison était penchée en avant cela évitait qu’elles ne heurtent les murs ou les fenêtres. Actuellement ces poutres de levage servent encore pour déplacer des affaires lorsque les propriétaires déménagent par exemple.
  • La partie supérieure de la façade était décorée selon la richesse des propriétaires. Les maisons penchées en avant permettaient ainsi de mieux les exposer.

Elles sont tordues.

  • Les pilotis sur lesquels les maisons étaient construites étaient en bois de moindre qualité et parfois pas assez long pour s’enfoncer jusque dans le sol stable situé à environ 11m sous la couche d’argile molle. La vieillesse de ces poteaux et le fait qu’ils s’enfoncent dans le sol humide de manière irrégulière font bouger les maisons.
  • Le niveau d’eau est parfois descendu. Les poteaux sont alors à l’air libre et ils commencent à pourrir faisant ainsi bouger la maison.
  • Si des étages supplémentaires sont construits sur le dessus, la charge devient plus grande que celle calculée lors de la construction et les maisons commencent à se tordre.
  • Serrées les unes contre les autres elles se tiennent. Mais si l’une bouge ou est rénovée, celles attenantes se tordent. C’est d’ailleurs le cas des maisons en bout de rangée.

Quant à l’explication de leur forme haute et étroite, elle vient du fait que les parcelles le long des canaux étaient très petites : de 5 à 7m de largeur. Il semblerait que c’était calculé pour que chacun ait son entrée vers le canal, moyen de transport le plus important de l’époque. Les maisons sont cependant assez profondes et disposent souvent d’un grand jardin caché. Quant aux maisons plus larges, elles appartenaient simplement à de riches marchands qui avaient pu acheter deux parcelles !

La Norvège
Traditionnellement les maisons étaient peintes en rouge, jaune ou blanc :

  • le rouge était la couleur la moins chère à produire car à base d’ocre et d’huile de foie de morue. C’est pourquoi de nombreux bâtiments situés dans les zones où les revenus étaient inférieurs à la moyenne ainsi que les granges sont rouges.
  • le jaune également créé à base d’ocre et d’huile était un peu plus cher que le rouge.
  • le blanc était la couleur la plus luxueuse car à base de zinc minéral ce qui la rendait très couteuse. Certaines familles s’inquiétant de leur image auraient peint leur maison en rouge et la façade face à l’océan en blanc.

La Grèce
Comme il n’y avait pas de bois disponible, les maisons ne devaient avoir qu’un étage et les poutres devaient mesurer au maximum 3m de long. L’épaisseur des murs était d’environ 70cm pour conserver la température idéale à l’intérieur. Les éléments constructifs simples uniquement prévus pour couvrir les principaux besoins quotidiens avaient été réfléchis pour ne pas attirer les pirates par une apparente richesse à l’époque médiévale.

La couleur blanche était choisie pour réduire l’absorption du soleil en été. En 1936, le Premier Ministre grec ordonna de peindre les villas également en bleu pour symboliser les vagues blanches sur la mer et le bleu du ciel.

Les îles Salomon
Les maisons sont faites de panneaux et leur toit de chaume de rotin tissé. L’ossature du bâtiment est en bois clair relié par des fibres. La structure repose sur de la terre battue dans laquelle les supports ont été enfoncés.

Les hommes et les femmes vivaient dans des habitations communales séparées. Celles des femmes étaient moins décorées et faites avec des feuilles plus petites que celles pour les hommes. Les maisons des hommes quant à elles mesuraient jusqu’à 200 m2 et disposaient d’un toit à haute pente pour garder la fraicheur et permettre le stockage. Ce type de toit perdure dans tous les types de bâtiments contemporains des Iles Salomon.

Actuellement des fenêtres, des entrées et des porches sont ajoutés à ces habitations communales pour en faire des maisons familiales.

Les Iles Samoa
La maison traditionnelle, Fale est de forme ovale ou ronde sans mur. Le toit, un dôme recouvert de chaume, est soutenu par des poteaux en bois attachés ensemble grâce à une corde tressée à la main à base de fibres de noix de coco séchées. Aucun clou ou vis n’est utilisé.
Le chaume du toit est traditionnellement fait à base de feuilles de canne à sucre et peut durer jusqu’à 15 ans.

Delphine Bec

Sources:
https://maison-monde.com